Ilona BOLTEAU

6/8/2026

Interview alumni : Faysal YAKHLEF Business Developper


🎓 Portrait d'un Ancien Étudiant de l’UniversitĂ© Perpignan Via Domitia :Faysal Yakhlef

DiplÎmée en 2017 du Master Biodiversité, écologie, évolution , est aujourd'hui business developper Antimicrobial Resistance & Stewardship chez BioMérieux.

Voici son parcours inspirant et ses conseils pour les futurs diplÎmés.

Bonjour Faysal, en quoi consiste votre métier ?

Je suis ingĂ©nieur technico-commercial Sud-Ouest en microbiologie chez bioMĂ©rieux, une sociĂ©tĂ© française prĂ©sente dans 45 filiales dans le monde, avec un siĂšge Ă  Lyon et 4 milliards de chiffre d’affaires.

Mon métier consiste à promouvoir les produits bioMérieux et à gérer les projets liés à leur mise en place. Je travaille autour de technologies destinées à la prise en charge rapide des patients : plus on détecte une maladie tÎt, plus vite on peut mettre en place le bon traitement, ce qui améliore les chances de survie et de rétablissement.

Je travaille avec des Ă©tablissements publics et privĂ©s. La mise en place de procĂ©dĂ©s prend du temps et reprĂ©sente un impact financier important, l’intĂ©rĂȘt premier de ce mĂ©tier est de pouvoir accompagner les partenaires dans la mise en place de ces nouvelles technologies .

Je suis itinĂ©rant, basĂ© Ă  Perpignan, et je couvre le territoire Sud-Ouest, de Perpignan jusqu’à la Corse.

Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?

Ce métier demande une double compétence :

  • une compĂ©tence scientifique,
  • et une compĂ©tence commerciale.

Ce n’est ni un mĂ©tier uniquement commercial, ni un mĂ©tier uniquement scientifique.

Qu'est-ce qui vous plaßt le plus dans ce métier ?

Aucune journĂ©e ne se ressemble, et j’aime beaucoup ça.
J’apprĂ©cie aussi les Ă©changes avec les mĂ©decins et les professionnels de santĂ©. Je suis fier de travailler pour une sociĂ©tĂ© française qui, mĂȘme si elle est privĂ©e, a une vĂ©ritable utilitĂ© publique.
Quand nous mettons en place un projet d’automatisation, je sais que je contribue indirectement Ă  l’amĂ©lioration de la santĂ© publique.

Quel est le plus gros challenge que vous rencontrez dans ce métier ?

Le principal défi, ce sont les déplacements, qui ont un impact sur la vie de famille.
C’est un mĂ©tier trĂšs prenant : parfois, on a vraiment le sentiment de vivre pour le mĂ©tier.

Pourquoi avoir choisi cette voie ? Quel a Ă©tĂ© votre parcours pour exercer Ă  ce poste aujourd’hui ?

J’ai toujours aimĂ© la biologie, mais je ne savais pas vraiment quel mĂ©tier exercer.

J’ai fait un bac S au lycĂ©e Arago Ă  Perpignan, puis une licence SVT Ă  l’UPVD.
Je n’avais pas de projet dĂ©fini au dĂ©but, et je me disais : pourquoi partir alors qu’on a de bonnes formations sur place ?
Ma premiĂšre annĂ©e a Ă©tĂ© difficile : j’ai ratĂ© mon annĂ©e, en dĂ©couvrant la libertĂ© Ă©tudiante.
En L2, je travaillais comme Assistant d’Education au collĂšge Madame de SĂ©vignĂ© Ă  Perpignan, ce qui prenait beaucoup de temps.
J’ai eu un dĂ©clic en L2, ce qui m’a permis de terminer ma licence avec plus de maturitĂ©.

Ensuite, j’ai poursuivi avec un Master 1 BiodiversitĂ©, Ă©cologie, Ă©volution parcours BiodiversitĂ© et DĂ©veloppement Durable Ă  Perpignan, mais je savais que je ne voulais pas devenir chercheur.
J’ai donc intĂ©grĂ© un Master 2 Biologie et Techniques de Commercialisation Ă  Grenoble, en alternance. J’ai dĂ©couvert ce master grĂące aux enseignants et au rĂ©seau.
J’ai trouvĂ© mon alternance chez bioMĂ©rieux lors d’un speed‐meeting, et j’ai Ă©tĂ© accompagnĂ© par un mentor qui partait Ă  la retraite. Nous Ă©tions une trĂšs petite promotion.

Mon parcours dans plusieurs villes m’a ouvert l’esprit et m’a enrichi.

Aujourd’hui, je suis cadre itinĂ©rant, basĂ© Ă  Perpignan sur le territoire Sud‐Ouest.

Si vous aviez un conseil à donner aux futurs diplÎmés, quel serait-il ?

À l’universitĂ©, on est libre... mais ce n’est pas parce qu’on est libre qu’on rĂ©ussit.
Pour rĂ©ussir, il faut s’investir personnellement et se crĂ©er un cadre.
C’est facile de se dire : « je dors une heure de plus, ce n’est qu’un CM »... mais il faut savoir se discipliner.

Le passage du lycée à la fac est brutal.
Au lycĂ©e, il y a un cadre strict ; Ă  l’universitĂ©, si tu veux apprendre, c’est Ă  toi de faire la dĂ©marche.
L’accompagnement des enseignants est trùs important pour garder le lien avec l’UPVD.

Les avantages de l’UPVD, c’est sa taille humaine et la facilitĂ© d’échanger avec les enseignants-chercheurs.
Je pense notamment Ă  ValĂ©rie, Jean‐Jacques, Christophe, ou encore Ă  mon stage au laboratoire LGDP avec Guillaume.

Je trouve qu’il manque encore de visibilitĂ© sur les dĂ©bouchĂ©s et les possibilitĂ©s de formation.
L’alternance aurait pu beaucoup m’aider : ĂȘtre payĂ© tout en travaillant dans son domaine, c’est une vraie chance.

Autres expĂ©riences en lien avec vos Ă©tudes Ă  l’UPVD

Mon parcours s'est vraiment construit par étapes et chaque expérience m'a apporté un outil différent. Mon poste d'AED au collÚge, par exemple, ça a été mon premier vrai contact avec le terrain pendant mes études. C'est ce qui m'a appris à me positionner comme un professionnel, à gérer les responsabilités et à comprendre le fonctionnement d'une organisation au quotidien.

Ensuite, mon stage au LGDP a apporté une dimension beaucoup plus technique. Là, j'ai vraiment découvert ce que signifiaient la rigueur et la discipline du monde de la recherche. On ne peut pas faire les choses à moitié dans ce milieu, et ça m'a donné le goût du travail bien fait et de la précision.

Mais je pense que le vrai dĂ©clic, ça a Ă©tĂ© mon dĂ©part de Perpignan pour Grenoble. Le fait de changer d'environnement, ça m'a Ă©normĂ©ment ouvert l'esprit et j'ai gagnĂ© une confiance en moi que je n'avais pas forcĂ©ment avant. Ça m'a aussi permis de rĂ©aliser que la formation que j'avais reçue Ă  l'UPVD Ă©tait vraiment solide. En me retrouvant dans des promos avec des gens qui venaient de Paris ou de Marseille, je me suis rendu compte que je n'avais absolument rien Ă  leur envier et que j'avais toutes les cartes en main pour rĂ©ussir aussi bien qu'eux. Aujourd'hui, c'est ce mĂ©lange de rigueur technique et de capacitĂ© d'adaptation qui fait ma force.

Faysal, nous montre de par son parcours un mĂ©tier qui est multidisciplinaire en mĂȘlant compĂ©tences scientifiques et commerciale. Et que de changer de territoire permet d’ouvrir l’esprit et de mieux revenir.

Faysal YAKHLEF se tient à votre disposition pour échanger plus en détails via notre plateforme UPVD Alumni.

Ilona BOLTEAU

6/8/2026