
Ilona BOLTEAU
Interview alumni : Faysal YAKHLEF Business Developper
đ Portrait d'un Ancien Ătudiant de lâUniversitĂ© Perpignan Via Domitia :Faysal Yakhlef
DiplÎmée en 2017 du Master Biodiversité, écologie, évolution , est aujourd'hui business developper Antimicrobial Resistance & Stewardship chez BioMérieux.
Voici son parcours inspirant et ses conseils pour les futurs diplÎmés.
Bonjour Faysal, en quoi consiste votre métier ?
Je suis ingĂ©nieur technico-commercial Sud-Ouest en microbiologie chez bioMĂ©rieux, une sociĂ©tĂ© française prĂ©sente dans 45 filiales dans le monde, avec un siĂšge Ă Lyon et 4 milliards de chiffre dâaffaires.
Mon métier consiste à promouvoir les produits bioMérieux et à gérer les projets liés à leur mise en place. Je travaille autour de technologies destinées à la prise en charge rapide des patients : plus on détecte une maladie tÎt, plus vite on peut mettre en place le bon traitement, ce qui améliore les chances de survie et de rétablissement.
Je travaille avec des Ă©tablissements publics et privĂ©s. La mise en place de procĂ©dĂ©s prend du temps et reprĂ©sente un impact financier important, lâintĂ©rĂȘt premier de ce mĂ©tier est de pouvoir accompagner les partenaires dans la mise en place de ces nouvelles technologies .
Je suis itinĂ©rant, basĂ© Ă Perpignan, et je couvre le territoire Sud-Ouest, de Perpignan jusquâĂ la Corse.
Quelles sont les qualités requises pour exercer ce métier ?
Ce métier demande une double compétence :
- une compétence scientifique,
- et une compétence commerciale.
Ce nâest ni un mĂ©tier uniquement commercial, ni un mĂ©tier uniquement scientifique.
Qu'est-ce qui vous plaßt le plus dans ce métier ?
Aucune journĂ©e ne se ressemble, et jâaime beaucoup ça.
JâapprĂ©cie aussi les Ă©changes avec les mĂ©decins et les professionnels de santĂ©. Je suis fier de travailler pour une sociĂ©tĂ© française qui, mĂȘme si elle est privĂ©e, a une vĂ©ritable utilitĂ© publique. Quand nous mettons en place un projet dâautomatisation, je sais que je contribue indirectement Ă lâamĂ©lioration de la santĂ© publique.
Quel est le plus gros challenge que vous rencontrez dans ce métier ?
Le principal défi, ce sont les déplacements, qui ont un impact sur la vie de famille.
Câest un mĂ©tier trĂšs prenant : parfois, on a vraiment le sentiment de vivre pour le mĂ©tier.
Pourquoi avoir choisi cette voie ? Quel a Ă©tĂ© votre parcours pour exercer Ă ce poste aujourdâhui ?
Jâai toujours aimĂ© la biologie, mais je ne savais pas vraiment quel mĂ©tier exercer.
Jâai fait un bac S au lycĂ©e Arago Ă Perpignan, puis une licence SVT Ă lâUPVD.
Je nâavais pas de projet dĂ©fini au dĂ©but, et je me disais : pourquoi partir alors quâon a de bonnes formations sur place ?
Ma premiĂšre annĂ©e a Ă©tĂ© difficile : jâai ratĂ© mon annĂ©e, en dĂ©couvrant la libertĂ© Ă©tudiante.
En L2, je travaillais comme Assistant dâEducation au collĂšge Madame de SĂ©vignĂ© Ă Perpignan, ce qui prenait beaucoup de temps.
Jâai eu un dĂ©clic en L2, ce qui mâa permis de terminer ma licence avec plus de maturitĂ©.
Ensuite, jâai poursuivi avec un Master 1 BiodiversitĂ©, Ă©cologie, Ă©volution parcours BiodiversitĂ© et DĂ©veloppement Durable Ă Perpignan, mais je savais que je ne voulais pas devenir chercheur.
Jâai donc intĂ©grĂ© un Master 2 Biologie et Techniques de Commercialisation Ă Grenoble, en alternance. Jâai dĂ©couvert ce master grĂące aux enseignants et au rĂ©seau.
Jâai trouvĂ© mon alternance chez bioMĂ©rieux lors dâun speedâmeeting, et jâai Ă©tĂ© accompagnĂ© par un mentor qui partait Ă la retraite. Nous Ă©tions une trĂšs petite promotion.
Mon parcours dans plusieurs villes mâa ouvert lâesprit et mâa enrichi.
Aujourdâhui, je suis cadre itinĂ©rant, basĂ© Ă Perpignan sur le territoire SudâOuest.
Si vous aviez un conseil à donner aux futurs diplÎmés, quel serait-il ?
Ă lâuniversitĂ©, on est libre... mais ce nâest pas parce quâon est libre quâon rĂ©ussit.
Pour rĂ©ussir, il faut sâinvestir personnellement et se crĂ©er un cadre.
Câest facile de se dire : « je dors une heure de plus, ce nâest quâun CM »... mais il faut savoir se discipliner.
Le passage du lycée à la fac est brutal.
Au lycĂ©e, il y a un cadre strict ; Ă lâuniversitĂ©, si tu veux apprendre, câest Ă toi de faire la dĂ©marche.
Lâaccompagnement des enseignants est trĂšs important pour garder le lien avec lâUPVD.
Les avantages de lâUPVD, câest sa taille humaine et la facilitĂ© dâĂ©changer avec les enseignants-chercheurs.
Je pense notamment Ă ValĂ©rie, JeanâJacques, Christophe, ou encore Ă mon stage au laboratoire LGDP avec Guillaume.
Je trouve quâil manque encore de visibilitĂ© sur les dĂ©bouchĂ©s et les possibilitĂ©s de formation.
Lâalternance aurait pu beaucoup mâaider : ĂȘtre payĂ© tout en travaillant dans son domaine, câest une vraie chance.
Autres expĂ©riences en lien avec vos Ă©tudes Ă lâUPVD
Mon parcours s'est vraiment construit par étapes et chaque expérience m'a apporté un outil différent. Mon poste d'AED au collÚge, par exemple, ça a été mon premier vrai contact avec le terrain pendant mes études. C'est ce qui m'a appris à me positionner comme un professionnel, à gérer les responsabilités et à comprendre le fonctionnement d'une organisation au quotidien.
Ensuite, mon stage au LGDP a apporté une dimension beaucoup plus technique. Là , j'ai vraiment découvert ce que signifiaient la rigueur et la discipline du monde de la recherche. On ne peut pas faire les choses à moitié dans ce milieu, et ça m'a donné le goût du travail bien fait et de la précision.
Mais je pense que le vrai dĂ©clic, ça a Ă©tĂ© mon dĂ©part de Perpignan pour Grenoble. Le fait de changer d'environnement, ça m'a Ă©normĂ©ment ouvert l'esprit et j'ai gagnĂ© une confiance en moi que je n'avais pas forcĂ©ment avant. Ăa m'a aussi permis de rĂ©aliser que la formation que j'avais reçue Ă l'UPVD Ă©tait vraiment solide. En me retrouvant dans des promos avec des gens qui venaient de Paris ou de Marseille, je me suis rendu compte que je n'avais absolument rien Ă leur envier et que j'avais toutes les cartes en main pour rĂ©ussir aussi bien qu'eux. Aujourd'hui, c'est ce mĂ©lange de rigueur technique et de capacitĂ© d'adaptation qui fait ma force.
Faysal, nous montre de par son parcours un mĂ©tier qui est multidisciplinaire en mĂȘlant compĂ©tences scientifiques et commerciale. Et que de changer de territoire permet dâouvrir lâesprit et de mieux revenir.
Faysal YAKHLEF se tient à votre disposition pour échanger plus en détails via notre plateforme UPVD Alumni.
Ilona BOLTEAU