Interview alumni : Quentin TRILLAUD, responsable des accompagnements entreprises

Portrait d'un ancien étudiant de l’Université Perpignan Via Domitia :
Quentin TRILLAUD
Responsable des consultants accompagnement pour les régions Île-de-France et Hauts-de-France chez Malakoff Humanis, Quentin incarne une nouvelle génération de professionnels investis dans la santé au travail.
Voici son parcours inspirant et ses conseils pour les futurs diplômés.
Pouvez-vous vous présenter ?
Je m'appelle Quentin TRILLAUD, j'ai 32 ans et je vis actuellement à Paris. Je travaille chez Malakoff Humanis, un groupe de protection sociale, où je suis en charge des consultants accompagnements pour la région Île-de-France et Hauts-de-France. Mon parcours a commencé à l’Université Perpignan Via Domitia, avec une licence en activité physique adaptée. À l’époque, il n’y avait pas encore de master proposé sur place, alors j’ai poursuivi à Toulouse avec un master en santé publique. J’y ai monté des actions avec l’hôpital de Toulouse, mais les limites structurelles et financières du secteur public m’ont poussé à me tourner vers le secteur privé. C’est ainsi que j’ai découvert Malakoff Humanis, où je travaille depuis maintenant huit ans.
En quoi consiste le métier de responsable des accompagnements entreprises ?
Chez Malakoff Humanis, nous proposons des solutions de protection sociale autour de quatre activités : santé, prévoyance, épargne et retraite. Notre cible principale, ce sont les entreprises. En tant que responsable, je coordonne les consultants qui interviennent sur tout un secteur allant de Rouen à Reims. Leur mission est de valoriser les services inclus dans les contrats de protection sociale, comme la téléconsultation, des conférences bien-être, ou encore des dispositifs d’accompagnement pour les aidants, le vieillissement, ou la prévention de l’absentéisme.
Nous mettons à profit notre statut d’association à but non lucratif : les bénéfices non redistribués servent à financer des dispositifs d’intérêt général pour les salariés et les entreprises.
Quelles sont les qualités nécessaires pour exercer ce métier ?
Le premier, c’est l’expertise : il faut avoir une compétence forte, par exemple en prévention santé, activité physique, troubles musculo-squelettiques, ou santé mentale. Le second, c’est la capacité à piloter un projet : faire un diagnostic auprès de l’entreprise, mettre en place un plan d’action, s’assurer de son bon déploiement, et en mesurer les résultats.
Pourquoi avoir choisi ce secteur d'activité ?
C'est un choix lié à mon parcours. Dès ma licence à Perpignan, j'étais attiré par la santé publique et l'activité physique adaptée. Mais j'ai vite constaté que les projets, même pertinents, avaient du mal à se concrétiser dans le secteur public. À l’inverse, les entreprises commençaient à s’intéresser à la qualité de vie au travail, à la prévention, à la santé comme levier de performance. Quand j’ai vu le programme « entreprise, territoire de santé » proposé par Malakoff Humanis, j’ai tout de suite adhéré. C’est ce qui m’a permis de faire mon stage, puis d’être recruté et d’évoluer en interne.
Quel est le plus grand challenge que vous rencontrez en tant que responsable des accompagnements entreprises ?
Trouver la solution qui répond aux attentes réelles des salariés. C’est un vrai enjeu de diagnostic : comment toucher un maximum de personnes, dans un contexte où les salariés reçoivent déjà trop d’informations ? Il faut être capable de capter leur attention, de rendre visible et accessible une action précise, comme un atelier sur les aidants par exemple. L’autre enjeu, c’est l’évaluation : comment prouver que l’action a eu un impact positif, que l’investissement valait le coup ? C’est ce qui nous pousse à toujours nous améliorer.
Pourquoi avoir choisi l’UPVD pour vos études ?
Je viens d’Angoulême et j'étais en sport-études natation. En seconde, j’avais passé les sélections pour intégrer le centre national d’entraînement à Font-Romeu, que j’avais pu visiter. J’ai tout de suite su que si je faisais STAPS, ce serait là-bas. L’environnement est exceptionnel : les infrastructures sportives, les activités en extérieur, la taille humaine du campus. Même si les locaux de l’époque n’étaient pas très modernes, le cadre et la qualité de l’encadrement ont fait la différence. Avec le recul, je me rends compte de la richesse de l’enseignement que j’y ai reçu.
Quel conseil donneriez-vous aux étudiants ?
Profitez des cours, bien sûr, mais surtout des stages. C’est là qu’on comprend à quoi servent les notions vues en L1, comme la biomécanique ou la physiologie. Le programme est cohérent, même si on ne s’en rend pas compte tout de suite. Faites confiance aux enseignants, à leur expérience. Et profitez à fond de ces années d’autonomie, de rencontres et d’activités. Ce sont des moments uniques, qui marquent un parcours.
Quentin est une personne investie dans la santé au travail et à su allier compétences techniques et expériences professionnelles pour mettre en œuvre des projets à impact humain.
Quentin se tient à votre disposition pour échanger plus en détails via votre plateforme UPVD Alumni.
