Ilona BOLTEAU

08/10/2026

Interview Alumni : Marion BIRBES traductrice freelance en audiovisuel


🎓 Portrait d’une Ancienne Étudiante de l’Université Perpignan Via Domitia :

Marion BIRBES

Diplômée du Master LEA, Marion Birbes est aujourd’hui, traductrice freelance spécialisée en audiovisuel.

Partir vivre à l’étranger, explorer différentes voies, puis choisir de suivre sa passion pour les langues : le parcours de Marion Birbes s’est construit étape par étape. Aujourd’hui traductrice freelance, spécialisée dans le sous-titrage pour le cinéma, la télévision et les jeux vidéo, Marion Birbes partage son parcours, ses défis et son quotidien. Entre rigueur, curiosité et autonomie, elle nous plonge dans les coulisses d’un métier aussi exigeant que varié.

Voici son parcours inspirant et ses conseils pour les futurs diplômés :

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de votre métier ?

Je suis traductrice freelance, en auto-entreprise. Mon métier consiste à travailler sur des projets de traduction pour des entreprises étrangères, essentiellement à la commande. Je traduis différents types de contenus : des textes, du sous-titrage, ou encore des documents plus techniques.

Je suis spécialisée dans des univers assez variés, mais principalement dans le divertissement : télévision, cinéma, jeux vidéo. Par exemple, je peux faire du sous-titrage pour des films ou des jeux vidéo. Mais je travaille aussi sur des documents techniques, comme des notices d’utilisation, ou encore sur du juridique avec des contrats. Il peut aussi y avoir du marketing, mais j’essaie de rester dans ces domaines-là.

À quoi ressemble une journée type dans votre activité ?

Même si je suis freelance, j’essaie de garder un cadre assez structuré. Je m’impose des horaires de bureau, généralement entre 9h et 18h. Bien sûr, ça peut varier selon les jours et la charge de travail, mais j’ai quand même des délais à respecter, donc je ne peux pas me permettre de trop décaler.

Concrètement, j’allume mon ordinateur le matin, je regarde les projets à traiter et je m’organise en fonction des priorités. L’avantage de travailler chez soi, c’est la flexibilité : je peux faire des pauses quand j’en ressens le besoin, ou adapter mon rythme si je suis moins concentrée.

Il m’arrive aussi de travailler le week-end, notamment si je prévois de partir ensuite en vacances, mais j’essaie de garder un certain équilibre. Globalement, mes journées restent assez classiques, malgré le statut indépendant.

Quelles sont les qualités essentielles pour exercer ce métier ?

Je dirais d’abord la ponctualité, car il faut respecter les délais. Même s’il peut y avoir un peu de souplesse selon les clients, rendre son travail à temps reste primordial.

Ensuite, il faut une vraie rigueur et une éthique de travail. Quand on travaille seul chez soi, sans cadre extérieur, il est facile de se laisser distraire. Il faut donc être discipliné.

Bien sûr, la maîtrise des langues est essentielle. Il ne faut pas s’engager sur des projets si l’on ne maîtrise pas suffisamment les langues concernées. D’ailleurs, pour garantir un travail de qualité, il est recommandé de traduire vers sa langue maternelle.

Enfin, aujourd’hui, il est indispensable d’être à l’aise avec l’informatique. Tout se fait en ligne, et les outils ont beaucoup évolué ces dernières années.

Qu’est-ce qui vous plaît le plus dans votre métier ?

Ce que j’aime le plus, c’est la variété. Même si certains projets reviennent régulièrement, chaque jour est différent. Je peux passer d’un sous-titrage de série à une notice technique ou à un document juridique.

Cette diversité rend le métier très stimulant. On ne sait jamais vraiment sur quoi on va tomber en ouvrant un nouveau projet. J’ai toujours aimé les langues, donc les utiliser au quotidien dans mon travail est une vraie satisfaction.

Quel a été le plus grand challenge dans votre parcours ?

Le plus gros défi a été au début de ma carrière. J’avais fait un master en traduction plutôt orienté technique, et on nous disait souvent que le sous-titrage était un secteur très fermé.

Malgré cela, quand je me suis lancée en freelance, j’ai vu une opportunité dans ce domaine. Je n’y connaissais rien, mais j’ai tenté ma chance en passant un test de traduction. Je me suis dit que j’apprendrais sur le tas.

Finalement, ça a fonctionné. J’ai appris rapidement, je me suis formée en pratiquant, et c’est devenu ma spécialisation. C’était un pari un peu risqué au départ, mais qui s’est révélé payant.

Quel est votre parcours académique ?

J’ai commencé par une licence LEA (Langues Étrangères Appliquées) à l’Université Perpignan Via Domitia, entre 2007 et 2010, en anglais et espagnol.

Ensuite, j’ai fait une première année de master LEA parcours Langues et affaires internationales (LAI), avec une année Erasmus à Manchester. Cette expérience m’a beaucoup apporté, mais elle m’a aussi permis de réaliser que le commerce ne me correspondait pas.

J’ai donc choisi de me réorienter vers un master de traduction professionnelle à Aix-Marseille. Après l’obtention de mon diplôme, je suis revenue à Perpignan et je me suis lancée en freelance quelques mois plus tard.

Pourquoi avoir choisi l’UPVD ?

À l’époque, j’étais encore mineure quand j’ai eu mon bac, donc rester proche de chez mes parents était plus simple. Mais ce n’était pas uniquement un choix pratique.

Je savais que j’aimais les langues, et l’UPVD proposait un cursus adapté. Je n’avais pas encore de projet professionnel très précis, donc cela correspondait bien à mes attentes.

Qu’est-ce que l’UPVD vous a apporté ?

L’un des principaux avantages, c’était la taille de l’université. Les effectifs étaient réduits, surtout à partir de la deuxième année.

Cela créait une vraie proximité avec les enseignants, un peu comme au lycée. On était bien encadrés, les cours étaient plus personnalisés, et on se sentait davantage suivis. C’était un environnement assez rassurant et motivant.

Quel conseil donneriez-vous aux étudiants qui souhaitent se lancer dans un cursus de langues appliquées ?

Il faut avant tout aimer les langues, sinon cela devient vite compliqué.

Ensuite, je recommande vraiment de partir à l’étranger. L’expérience Erasmus, par exemple, est extrêmement enrichissante. C’est ce qui permet de vraiment progresser et de gagner en aisance.

Enfin, il ne faut pas se limiter aux cours. Il faut pratiquer en dehors : regarder des séries, écouter des contenus en langue étrangère, s’immerger autant que possible. C’est essentiel pour progresser.

Un dernier mot pour conclure ?

Je dirais simplement qu’il faut oser tenter, même si on n’est pas totalement sûr de soi au départ. Parfois, on apprend en faisant, et cela peut ouvrir des opportunités auxquelles on ne s’attendait pas.

Marion vous conseille de tout tenter et elle reste disponible pour échanger via votre plateforme.

Ilona BOLTEAU

08/10/2026